Phnom Penh 

Pas de repas de noël

24 décembre 2006, au soir


Pas de repas de Noël : il y avait du riz blanc bien sûr, en quantité, du poisson séché, des tiges de liseron blanc (comme dans tous les romans), de la pastèque (que l’on mange avec le reste), du prahoc (condiment au poisson fumé), du condiment à la rave pimentée...
C’était un repas riche... J’ai offert des pièces en chocolat, l’argent est important ici...

Mes impressions sur la vieillesse, difficile, difficile, il y a des jeunes partout. Comme la misère comme dans Simone de Beauvoir en 1950. Certains, en ville, vivent avec leurs familles riches. Ici, la famille, c’est complexe : tout le monde se dit frère, soeur, grand-mère, petit fils, oncle, mais en fait ce sont le plus souvent des formes d’adoption - solidarités, très fortes.
Avec le régime de Pol Pot, il manque beaucoup de grands-parents et de parents.
On sent que les gens sont touchés par les vieux, on les touche, on est attendris, sorte d’affection que les gens mettent dans leurs relations et surtout on les considère normalement...
Tout est tourné vers la religion, les questions qui nous préoccupent sont insensées ici : la relation sexuelle, la vie à deux, même. Il est question de manger et de vivre mieux la prochaine vie.
Il faut reconnaître que les cheveux rasés de ces vieilles femmes leur donnent un aspect tellement autre (j’ai pu faire la difference : une nonne m’a montré une photo d’elle avant de se faire raser, c’était saisissant...).