Phnom Penh 

Décalage horaire

Samedi 9 décembre

Pensées pour les 6 ans de ma filleule.
J’ai beaucoup dormi, je me sens comme une zombie, à cause du décalage horaire.
Hier soir, j’ai participé à mon premier cours de khmer, avec Rathana (mère de famille chez qui je suis accueillie) et Tut (son fils, de 18 ans, qui est à l’université de marketing, parlant un peu anglais).

Hier matin, vite dans le bain, à moto dop (taxi) à 3, pour aller au psar (marché) Hen Ly, où Rathana a un commerce de vêtements (elle achète d’énormes ballots au port qu’elle trie et revend) ; circulation monstrueuse, essentiellement des motos, des vélos, des rickshaws et des 4X4. Sans feu, tout le monde se faufile dans tous les sens, sans klaxon, juste des regards... On peut être 5 sur une moto, ou porter d’énormes ballots, 20 poules, 10 bidons d’huile, des paniers de poissons, etc. Beaucoup portent de magnifiques masques pour la poussière, ce qui donne des allures un peu étranges aux charmantes et si fines jeunes filles. Les tongs font 8 000 riels = 2 $ ; j’ai d’abord changé quelques dollars chez la bijoutière d’en face, puis je suis partie seule à la recherche des differents ministères pour mes autorisations de tournage, mais c’est trop long à raconter, j’aurai du faire un film...

Discussion avec Soka, le mari de Rathana qui est là pour 2 jours : d’habitude, il travaille à Siem Reap pour MSF. Il parle parfaitement anglais. Il m’explique que, oui, sa belle mère qui a 62 ans, est une vieille femme ; je dois le voir à ses rides, ses cheveux... oui on peut parler de la vieillesse et de la période de Pol Pot à tout le monde ; lui a perdu son père sous le régime de Pol Pot.